Maladies et ravageurs

Certains traitements phytosanitaires sont très efficaces grâce à des produits 100% naturels qui n'ont aucune rémanence dans l'environnement (purin d'orties, pyrèthre, huile de neem, savon noir, etc...). Soyez vigilants si vous achetez des produits en magasin et vérifiez la notice : beaucoup de marques soi-disant 'bio' contiennent en réalité certains agents très néfastes, comme par exemple le butoxide de pipéronyle (PBO) qui est pourtant toujours toléré en agriculture biologique.

Il existe également des pièges pour capturer les parasites (installation de pièges à phéromones et de bandes glu pour lutter contre la mineuse du marronnier). Dans certains cas, une lutte biologique intégrée peut également être envisagée. Celle-ci consiste à introduire un prédateur du parasite dans l'arbre (un bon exemple sont les larves de coccinelles, extrêmement friandes de cochenilles). Le prédateur sera toujours d'origine endémique et introduit suivant des conditions strictes et précises.

Dans tous les cas, plutôt que de s'acharner à lutter contre les ravageurs avec toutes sortes de produits, il est toujours préférable de trouver la cause du développement du parasite. Bien souvent, celui-ci s'en prend aux sujets affaiblis suite à une mauvaise taille, une mauvaise implantation, à la pauvreté du sol, au manque de biodiversité, à des conditions trop sèches ou trop humides, etc... N'oublions pas que tout parasite a son prédateur naturel (oiseaux, coccinelles, guêpes, araignées, etc...). Le développement de l'un résulte souvent de la disparition ou de la raréfaction de l'autre...