De A à L De M à Z Laurent Monheim Mobile : +32 (0) 472 98 92 39 Mail : lmonheim@hotmail.com
Accueil Elagage et taille Abattage et démontage Soins des arbres AccrobrancheDébourrement Le débourrement correspond au moment de l'année où les bourgeons se développent. C'est alors qu'apparaît la bourre (duvet et jeunes feuilles enfouies dans les bourgeons) annoncant le développement prochain des feuilles et des fleurs. Sous nos latitudes, ce phénomène se produit deux fois par an : le débourrement principal a lieu à la fin de l'hiver et un deuxième, moins important, se produit dans le courant du mois de septembre (c'est ce qu'on appelle le "deuxième printemps"). Il est très fortement déconseillé de tailler pendant ces périodes de l'année (voir chapitre "
Quand faut-il tailler un arbre?").
Laurent Monheim Arboriste - grimpeur
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Chirurgie arboricole La chirurgie arboricole est une pratique assez ancienne qui consiste à tenter de sauver un arbre grâce à différentes techniques dont l'efficacité est parfois assez douteuse. Elle est n'est plus très courante à l'heure actuelle mais on peut encore parfois observer certaines tentatives assez étonnantes. De l'installation de barres métaliques au coulage de béton en passant par la mise en place de mousse expansée, l'immagination des hommes est sans bornes. Toutes ces tentatives sont en général inutiles et souvent même néfastes pour la santé de l'arbre. Heureusement, l'élargissement des connaissances en matière arboricole a permis d'abandonner progressivement ce genre de méthodes. De nouvelles techniques existent cependant, beaucoup plus efficaces et respectueuses envers la physiologie des arbres (voir
haubannage). Compartimentation En résumé, la compartimentation chez l'arbre équivaut à la cicatrisation chez les humains. Suite à une coupe de scie ou de tronçonneuse, l'arbre va créer du bois de réaction afin de protéger la plaie des attaques extérieures (champignons, parasites, etc...). Mais attention, l'arbre n'est pas capable de remplacer les cellules nécrosées, il va créer du bois pour entourer et isoler la plaie. La manière de couper une branche est d'une importance capitale pour une bonne compartimentation. Il faut toujours tailler au bon endroit, respecter un angle de coupe précis et éviter de tailler sur de trop gros diamètres. Même si couper une grosse branche s’avère parfois nécessaire pour des raisons de sécurité ou autres, cela est toujours très préjudiciable à l’arbre. En effet, si le diamètre de la coupe est trop important ou si la coupe est mal effectuée, l’arbre ne sera pas en mesure de compartimenter correctement. La plaie suivant la coupe offre un risque certain de pourriture et constitue une porte d’entrée a tous types d’agents pathogènes. Pour ces raisons, il sera toujours préférable d’ANTICIPER et d’agir à temps. Après, il est bien souvent trop tard… Etêtage L'étêtage consiste à couper la cime d'un arbre. Cette pratique, malheureusement encore trop fréquente, est à proscrire totalement. Tout d’abord, parce qu’elle est tout à fait INUTILE, mais également très néfaste, dangereuse, inesthétique et…coûteuse. En effet, l’étêtage est souvent pratiqué afin d’avoir davantage de lumière ou tout simplement pour réduire la taille d’un arbre qui semble dangereux vu sa hauteur. Dans les deux cas, c’est tout à fait inutile car les rejets qui vont pousser suite à l’étêtage (pour la plupart des feuillus en tout cas) vont rapidement atteindre la hauteur initiale de l’arbre. C’est également dangereux car les rejets en question ne sont jamais ancrés au tronc comme une branche « normale ». L'ancrage d'un rejet (le pivot d’insertion), est beaucoup moins profond et moins solide, la branche constituant de ce fait une faiblesse mécanique pour l’arbre et un risque de rupture et de chute. Par conséquent, une telle pratique peut s'avérer coûteuse car un arbre qui a été étêté devra bien souvent être régulièrement ré-étêté, essentiellement pour des raisons de sécurité. En bref, suite à un étêtage ou à une taille radicale, la vigueur et le nombre de rejets font penser que l’arbre « pète la forme ». La réalité est toute autre… L’arbre, véritablement traumatisé, cherche à développer des stratégies de défense pour retrouver un certain équilibre rompu. De la sorte, il épuise ses réserves et sa durée de vie s’en trouve considérablement diminuée. Pourriture des racines invisible mais garantie… Foot-lock C'est une technique d'ascension sur corde. Elle est très fréquente lorsqu'on pratique l'élagage. Elle peut se réaliser sur une corde double ou simple et demande l'utilisation d'un
noeud auto-bloquant ou d'un autre système d'ascension tel que la
poignée jumar ou le lock-jack (voir bas de page). Le principe est très simple mais relativement éprouvant physiquement. Avec ses jambes, le grimpeur se hisse sur la corde qu'il coince avec ses pieds tout en relevant progressivement le noeud ou autre sytème reliant le baudrier à la corde d'ascension. Grâce à cette technique, certains grimpeurs montent à une vitesse atteignant 1 mètre par seconde! Grume On appelle grume, le tronc d'un arbre ébranché et abattu. Les grumes sont en général confiées à un grumier et envoyées vers les scieries ou autres industries du bois. Elles sont ensuite transformées en planches, en lattes ou en papier. Haie morte Pour réaliser une haie dite "morte" il suffit d'installer des piquets en bois de manière à pouvoir disposer des déchets de jardin (branches, feuilles, etc...) entre les piquets. Les branches vont s'assécher mais cette haie va rapidement devenir un endroit très apprécié par toute une faune locale. Des oiseaux et des petits rongeurs vont venir y nicher et toute une activité biologique va se développer dans la haie. Si bien qu'à terme, de nombreuses plantes finiront par y pousser. On peut ainsi obtenir à faible coût une belle haie variée pleine de surprises, très écologique et pratique pour évacuer ses déchets. Haubannage Le haubannage consiste à fixer des branches ou des charpentières entre elles à l'aide de cordes spéciales afin de rendre un arbre plus résistant. Certains arbres souffrent en effet de "faiblesses mécaniques", tel que par exemple une écorce incluse ou une fourche maîtresse trop basse. Par grands vents, les haubans installés dans l'arbre servent à limiter le mouvement du houppier afin d'éviter l'effet de levier et le risque de rupture. Concrètement, une branche qui semble suspecte sera fixée à une ou deux branches bien saines et solides. Si malgré tout la branche se casse, nous inertvenons au plus vite. On évite ainsi au maximum de couper de trop gros diamètres tout en écartant les risques de dégâts humains ou matériels. Vertikal utilise le système tree save conçu par Drayer . Ces haubans sont des cordes creuses noires en polyamide. Elles sont ultra-résistantes aux UVs et aux intempéries et sont quasi invisibles une fois installées dans l'arbre. On pourra parfois avoir recours à des systèmes de câbles si les charges à supporter sont trop lourdes (au-delà de 8 tonnes). Houppier C'est la partie aérienne d'un arbre, à l'exception de la base du tronc (le fût). Le houppier désigne donc les branches, les rameaux et le feuillage d'un arbre. Lock-jack Voir chapitre sur les noeuds auto-bloquants (
le matériel de l'élagueur).